Salut à tous,
Samedi 05 mai Thomas et notre président Stéphane alias Gugor décident d’organiser une petite sortie du coté de Melun.Etant donné les conditions de pêche en Seine ils décident de prospecter du coté de St Mammès. Voici leur récit :
Le rendez-vous était donné à 5h30 à St Mammès et à 5h30 tapante tout le monde est là, à savoir Gugor et moi !
Après une petite reconnaissance du lieu, nous attaquons le premier spot aux alentours de 6h00. Il s’agit d’une ancienne écluse située sur le Loing, près de laquelle une pauvre canne subit les assauts d’un canard érotomane se prenant pour DSK dans la suite de son hôtel. La pêche se fait dans l’ouvrage et aux abords, nous recherchons principalement des perches avec de petits LS de 2 ou 3 pouces. Après une première tape vers un tas d’algues flottantes, Gugor me laisse ratisser la zone et c’est une première perchette (12cm !) qui est sortie de l’eau.
Nous continuons à gratter et d’un seul coup je sens une touche lourde sur mon worm, je ferre, et le poisson semble sympa mais n’a pas la vivacité d’une perche. Effectivement, après quelques tours de moulinet nous voyons arriver en surface une… brême ! Super ! Pêchant avec des ardillons écrasés il me suffira de laisser du mou dans la ligne et de la laisser se débattre un peu pour qu’elle se décroche. J’aurais tout de même droit à un peu de mucus sur le fil.
Après quelques temps, les touches tardant à arriver, nous partons en direction de la confluence avec la Seine, toujours en grattant les bordures, mais aucun poisson ne viendra nous saluer.
Arrivés à la confluence, le courant est puissant et soulève beaucoup de particules, du coup l’eau est très teintée mais le spot semble très prometteur. Il semble mais il n’est pas ! Nous sommes restés un bon moment au même endroit en changeant plusieurs fois de leurres et d’animation mais rien n’y a fait, pas une seule touche.
Il est alors 8h00, talonnés par des vifeurs qui trépignent pour prendre le poste, nous partons en quête d’un boulanger pour nous remplir la panse de viennoiseries et d’une échoppe pour se réchauffer autour d’un café et discuter matériel.
Ceci étant fait, nous retournons sur le Loing où l’eau moins teintée et la diversité des postes laissent espérer de grosses pêches de carnassiers en tous genres.
Au passage nous recroisons la canne de tout à l’heure qui a mal supporté ses ébats matinaux avec DSKnard puisqu’elle semble complètement déboussolée, son comportement est symptomatique d’un trauma post-coïtal, elle se recouvre de branches et de mousses, peut-être pour se confondre dans l’environnement et éviter une nouvelle agressions cloacale.
Nous remontons le courant en matraquant tous les postes et en changeant régulièrement de technique et de leurres. Tous les postes sont méthodiquement exploités, nous nous appliquons en employant des techniques de sioux aussi irrésistibles les unes que les autres et surtout en prenant garde de respecter les préceptes de la Bible de la Pêche du Sandre.
Malgré un acharnement en règle, les poissons font preuve d’une intolérable méprise à notre encontre puisque aucun d’entre eux ne dédaigne se pendre à un de nos hameçons. ![]()
Après quelques péniches surexploitées, la réussite semble nous sourire puisqu’en peu de temps nous engrangeons 2 perches formidables chacun avec une moyenne de 7cm (oui oui 7cm !). ![]()
Mais le meilleur poste du parcours se profile à l’horizon car nous arrivons vers une pile de pont qui sent le sandre à plein nez. 
Le silence qui règne alors aux abords du Loing indique aux passant que nous sommes dans un état de concentration maximale, chaque geste, chaque mouvement de leurres est étudié, anticipé, au millimètre près (comme il est décrit dans la Bible de la Pêche du Sandre au verset 6, chapitre 5, tome II), rien ne pourra se mettre en travers de notre quête du sandre de 90cm.
Et ce que devait arriver arriva, après 1 petite heure d’exploitation du poste, centimètre carré par centimètre carré, la dure loi de la pêche expose alors son verdict, rien. Pas une touche, nada, wallou, que dalle ! Cette fois les dieux de la pêche n’étaient pas avec nous, alors même que j’avais offert à la rivière de nombreux leurres en guise d’offrandes, 6 en une seule matinée !
Pour oublier au plus vite cette intolérable déconfiture halieutique nous nous dirigeons vers l’écluse désaffectée pour ripailler comme des gorets (maigre récompense quand on connait les efforts qui ont été fait pendant la matinée!).
Le bonheur tient à peu de choses…
Gugor en homme de goût avait pris l’initiative d’apporter son barbecue nucléaire, des saucisses, une bouteille de Montbazillac et un dessert. What else ?! Du soleil… qui est arrivé à point nommé au moment du repas qui se déroulera sous les plus beaux auspices. Que du bonheur ! (J’en garde un très bon souvenir). Ainsi après quelques sandwichs et des gorgées de Montbazillac (consommé avec modération, nous sommes des gentlemen) nous repartons à l’assaut de la rivière. En voiture Simone, nous nous déplaçons en direction d’un autre spot, proche du canal du Loing.
Nous jetons notre dévolu sur un petit morceau de rivière parallèle au canal, d’une largeur de 5 mètres environ. Là c’est autre chose, dès les premiers lancés nous nous rendons compte que notre destin est en train de changer, le ciel s’éclairci ! L’eau est très claire et nous distinguons de nombreux chevesnes et perches en maraude. Ni une ni deux, les leurres sont à l’eau et nous commençons notre moisson. Les perches se laissent avoir grâce à de petits leurres ramenés en saccades (quelles sotes !). Quand je dis petits, c’est vraiment petits : des LS très fins de 5cm environ). Gugor se livrera même à un exercice de style en montant des LS guère plus grands que des asticots, il a d’ailleurs reçu le titre de « Maitre ès downsizing » à l’issu de cette phase !
Sur le parcours nous croisons des pêcheurs au coup qui tirent leur épingle du jeu en sortant de beaux chevesnes. (A première vue, le signalement de ces compères n’a aucun intérêt, mais ils auront de l’importance par la suite !).
Quelques mètres après les pêcheurs au coup, je dandine nonchalamment mon petit LS et PAN ! la touche tant attendue arriva, je sens de bons coups de têtes et je vois arriver en surface une belle perche d’un peu plus de 25cm. Yes !!! Enfin ! Elle s’était fait désirer. La remettant à l’eau sous le regard dépité des pêcheurs au coup, nous entendons l’un d’eux demander : « Vous la remettez à l’eau ? » la voix empreinte d’étonnement et de déception. Ainsi s’ajoute à la joie de prendre ce poisson, la petite joie supplémentaire de dégoûter des viandards !
Après sa remise à l’eau, Gugor commence à ratisser le poste suivant qui est un petit virage prometteur juste sous un pont précédé de nénuphars et BING ! nouvelle attaque, une perche de taille équivalente est sortie de son élément avec le plus grand soin. Nous commençons à reprendre confiance.
Après sa remise à l’eau sous le regard médusé du groupe de cormorans en habits du dimanche. Gugor relance son petit jerk et BING ! nouvelle touche, ce coup-là c’est plus sérieux, la perche ne se laisse pas ramener si facilement que sa consoeur, ce qui laisse augurer un poisson de taille supérieure. Effectivement elle est plus belle, un bon 35 cm. Nos cris de joie commencent à secrètement égratigner l’égo de nos gaulistes piscivores plantés à quelques enjambées de nous.
La belle a encore la queue d’une grosse ablette qui dépasse de la gueule. Nous prenons le temps de prendre des photos (face aux amateurs de filets de perche meunière) puis Gugor enlève le restant d’ablette de la gueule de son poisson et les remet à l’eau (l’ablette morte et la perche !).
Je prends alors le relais et attaque le même poste avec un Tiny Fry twitché dans les règles de l’art. PAN ! touche ; je vois une perche de 25-30 accroché à mon PN, je la ramène tranquillement, peut-être un peu trop puisqu’elle se décroche au dernier moment ! Tant pis pour moi, tant mieux pour elle !
Pas grave, c’est vite oublié puisque Gugor ressort quelques petites perches pendant ce temps sur le même spot.
Je monte alors sur le pont pour aller voir plus loin mais je suis vite arrêté par Gugor qui, à ses dires, semble avoir capturé un truc sympa. Vu la courbure de sa canne, c’est le cas.
Bien sûr nous en rajoutons un peu en terme de cris et d’agitations pour maintenir en état de transe les « écailleurs du 77 » qui en oublient leurs bouchons qui tressaillent.
Je me penche alors par-dessus le pont pour voir ce qui s’y passe et aperçois une masta perche. En quelques coups de canne Gugor nous sort une très belle mémère de plus de 40cm. Nous sommes alors dans un état second après cet enchaînement de prise, et le fait de dégoûter les « préleveurs de sous-maillés » ne fait qu’augmenter notre liesse.
Photos devant les viandards et misalo de la bête
Après de longues minutes à tourner comme un vautour autour du spot et n’ayant pu réprimer l’appel de son estomac et son instinct de cormoran, l’un des écailleurs s’est même mis à matraquer le poste pendant que j’étais en train d’y pêcher. N’hésitant pas à balancer sa cuiller à moins d’un mètre de mon leurre. La classe !
Après avoir fait notre devoir nous nous décalons de quelques centaines de mètres pour atterrir à St Morêt.
Nous toucherons de nombreuses petites perches calées contres les murets, j’en décrocherai d’ailleurs de nombreuses dont une plutôt belle.
Enfin nous nous attelons à pêcher des pontons, et là, rebelote, les perchettes subirons les assauts de nos Rockvibes (c’est marqué sur Internet, ça marche !!!) skippés et ramenés de main de maître.
Le vent se lève, la température diminue, pour éviter la pneumonie nous mettons fin à notre sortie.
Merci d’avoir lu jusqu’au bout!!!
Signé Thomas
@+ Manu






Qu »elle plaisir de te lire eau CR merci …..